Il existe en France 100 000 personnes atteintes de la maladie de Parkinson. 8 à 10 000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année.
Parmi eux, seuls 1000 patients correspondront aux critères de sélection pour bénéficier d’une implantation d’électrode par S.C.P.
Or le nombre de centres capables d’effectuer cette intervention est limité et les listes d’attente s’allongent chaque année !!
En offrant cette possibilité de traitement, la Clinique du Millénaire répond donc à un besoin régional mais aussi national.
Les progrès conjugués de l’informatique et de l’imagerie médicale
appliqués aux techniques stéréotaxiques utilisées en Neurochirurgie permettent aujourd’hui de positionner
avec une précision infra millimétrique les électrodes au niveau des structures cérébrales profondes. Ces électrodes connectées à un stimulateur
implantable vont permettre de rendre réversibles les désordres moteurs engendrés par la maladie de Parkinson.
Cette technologie lourde et hautement spécialisée nécessite la collaboration de plusieurs équipes (neurologique, neurochirurgicale, neuroradiologique, « engeenering
médical ») regroupées sur le site de la Clinique du Millénaire.
Les critères de sélection des patients sont rigoureux et restrictifs. Ils sont établis au cours d’une hospitalisation préalable
en service de neurologie par des tests spécifiques, des explorations neuro-physiologiques, neuro-psychologiques, neuro-radiologiques ainsi qu’une évaluation de l’état général du
patient.
La technique opératoire s’inscrit dans le cadre de ce qu’il est convenu d’appeler la « chirurgie éveillée ». Elle nécessite la pose d’un cadre stéréotaxique, des acquisitions neuro-radiologiques complexes (avec IRM), des enregistrements électrophysiologiques per opératoires ainsi que des stimulations et finalement l’implantation d’un stimulateur à double canal.
En post opératoire : l’hospitalisation est nécessaire pendant une dizaine de jours pour optimiser les paramètres de
stimulation ainsi que le traitement médical. Les patients sont ensuite revus par le neurologue au 15e jour, 1er mois, 3e mois et 6e mois.
Une vie familiale et sociale redevient possible chez des patients pour lesquels les désordres moteurs avaient entraîné une situation de dépendance et d’isolement progressif.