Une innovation entrant dans un protocole de recherche
En quoi consiste cette technique ?
Quelle sera la rééducation après l'intervention ?
Quelles sont les avantages ?
Quels sont les risques potentiels ?
Une innovation entrant dans un protocole de recherche bio-médicale
Le traitement chirurgical comporte deux étapes :
Implant titane et vis de fermeture
La prothèse sera en contact direct avec l'implant, sans emboîture, ce qui confère au système ses propriétés mécano-réceptives, sa facilité et sa fiabilité d'utilisation.
La rééducation est capitale car elle permet la mise en charge progressive de l'implant jusqu'à un appui complet et à
l'autonomie.
La mobilisation passive est débutée dès l'ablation des points et la cicatrisation acquise.
La poursuite de la rééducation consiste à une mise en charge progressive de l'implant d'abord par une
prothèse courte d'entraînement spécifique. A 3 mois, on met en charge l'implant avec la prothèse
définitive du patient, par un appui progressif.

La fixation de la prothèse au système intra-osseux permet de supprimer l'emboîture, libérant ainsi l'articulation
sus-jacente qui, après rééducation, retrouve des amplitudes tout à fait fonctionnelles.
La suppression de l'emboîture donne également un confort et une facilité d'utilisation de la prothèse qui se fixe par un simple tour de clé alène.
L'ostéo-perception
La transmission des
contraintes à l'os par le titane restaure une perception profonde de la sensation de l'appui lors de la marche et de la perception des sauts, des chocs...
L'infection
Comme tout dispositif intra-osseux,
l'infection reste la complication en chirurgie orthopédique la plus grave. Cela provoque une perte de l'implant et oblige à une ré intervention pour lavage et excision des tissus
infectés.
En pré-opératoire, une scintigraphie est demandée pour rechercher un éventuel foyer infectieux latent.
En post-opératoire, le suivi des patients est indispensable, notamment à la moindre alerte, que ce soit la douleur, un syndrôme général infectieux, ou des sécrétions anormales au
niveau de l'abouchement de la pièce intermédiaire.
Une radio et des examens complémentaires sont réalisés au moindre doute.
Le patient doit nettoyer la peau quotidiennement pour éviter l'accumulation de sécrétions.
Connaissant ce risque et ces conséquences, tout doit être fait pour pouvoir éviter une telle complication, néanmoins, le risque existe et doit être bien connu et bien compris de la
part du patient opéré.
Les problèmes cicatriciels
Lors de la
2e chirurgie, on peut rencontrer des difficultés de cicatrisation au niveau de la peau dans la zone d'abouchement de la pièce
intermédiaire. Cela peut ralentir la remise en charge de l'implant le temps de la cicatrisation.
Le suivi des patients est également indispensable pour vérifier le pansement jusqu'à cicatrisation complète.
Les complications mécaniques
Les risques de
descellement aseptique sont rares car le titane permet une intégration parfaite à l'os.
Le risque de fracture ou torsion de la pièce intermédiaire est lié à la composition de l'alliage de la pièce intermédiaire qui est volontairement plus fragile que celle de
l'implant intra-osseux. Elle permet d'absorber les chocs en cas de chute et peut éventuellement se tordre.
Son changement ne nécessite aucune anesthésie et se fait au bloc sans difficulté ni réouverture. Cela évite de fracturer la zone implantée en
cas de traumatisme.