plop

Trouver un praticien

Annuaire des praticiens

Groupe OC Santé - Innovation & développement

L'ostéointégration

Une innovation entrant dans un protocole de recherche
En quoi consiste cette technique ?

Quelle sera la rééducation après l'intervention ?
Quelles sont les avantages ?
Quels sont les risques potentiels ?


 

Une innovation entrant dans un protocole de recherche bio-médicale 
    Une dizaine d'opérations sont programmées et chaque cas fera l'objet d'une évaluation médico-économique. En effet, la Polyclinique Saint-Roch et l'équipe médicale ont fait le choix d'inclure les bénéficiaires de cette technique dans un protocole de recherche biomédicale en collaboration avec les équipes de recherche universitaires. L'objectif de cette étude est double : évaluer la pertinence des résultats à court et à long terme en objectivant les bénéfices apportés aux patients en terme de qualité de vie et comparer les coûts de cette technique, actuellement non remboursée par la sécurité sociale.


Haut de page



En quoi consiste cette technique ?


Le traitement chirurgical comporte deux étapes :

  • une première chirurgie consiste à l'implantation, dans l'os du moignon, d'une pièce en titane vissée qui doit s'intégrer à l'os sans interface fibreux.

 

  Implant titane et vis de fermeture

  • une deuxième chirurgie est réalisée 6 mois après, pour connecter une pièce intermédiaire à l'implant en titane, coté osseux, et à la prothèse externe.

 


    La prothèse sera en contact direct avec l'implant, sans emboîture, ce qui confère au système ses propriétés mécano-réceptives, sa facilité et sa fiabilité d'utilisation.


Haut de page



Quelle sera la rééducation après l'intervention ?


    La rééducation est capitale car elle permet la mise en charge progressive de l'implant jusqu'à un appui complet et à l'autonomie.
La mobilisation passive est débutée dès l'ablation des points et la cicatrisation acquise.
    La poursuite de la rééducation consiste à une mise en charge progressive de l'implant d'abord par une prothèse courte d'entraînement spécifique. A 3 mois, on met en charge l'implant avec la prothèse définitive du patient, par un appui progressif.

Haut de page



Quels sont les avantages que peut espérer le patient bénéficiant d'une prothèse maintenue par le système d'implant en titane intra-osseux ?
La prothèse
  • Peut être utilisée tous les jours et toute la journée,
  • Facile et maniable,
  • Toujours bien ajustée,
  • Mobilité normale de l'articulation sus-jacente,
  • Confortable,
  • Meilleure qualité de vie,
  • Reprise possible des activités professionnelles et sportives.


    La fixation de la prothèse au système intra-osseux permet de supprimer l'emboîture, libérant ainsi l'articulation sus-jacente qui, après rééducation, retrouve des amplitudes tout à fait fonctionnelles.
    La suppression de l'emboîture donne également un confort et une facilité d'utilisation de la prothèse qui se fixe par un simple tour de clé alène.

 

L'ostéo-perception
    La transmission des contraintes à l'os par le titane restaure une perception profonde de la sensation de l'appui lors de la marche et de la perception des sauts, des chocs...

  Haut de page



Quels sont les risques potentiels de cette chirurgie ?



L'infection
    Comme tout dispositif intra-osseux, l'infection reste la complication en chirurgie orthopédique la plus grave. Cela provoque une perte de l'implant et oblige à une ré intervention pour lavage et excision des tissus infectés.
En pré-opératoire, une scintigraphie est demandée pour rechercher un éventuel foyer infectieux latent.
    En post-opératoire, le suivi des patients est indispensable, notamment à la moindre alerte, que ce soit la douleur, un syndrôme général infectieux, ou des sécrétions anormales au niveau de l'abouchement de la pièce intermédiaire.
Une radio et des examens complémentaires sont réalisés au moindre doute.
Le patient doit nettoyer la peau quotidiennement pour éviter l'accumulation de sécrétions.
    Connaissant ce risque et ces conséquences, tout doit être fait pour pouvoir éviter une telle complication, néanmoins, le risque existe et doit être bien connu et bien compris de la part du patient opéré.

Les problèmes cicatriciels
    Lors de la 2e chirurgie, on peut rencontrer des difficultés de cicatrisation au niveau de la peau dans la zone d'abouchement de la pièce intermédiaire. Cela peut ralentir la remise en charge de l'implant le temps de la cicatrisation.
    Le suivi des patients est également indispensable pour vérifier le pansement jusqu'à cicatrisation complète.

Les complications mécaniques
    Les risques de descellement aseptique sont rares car le titane permet une intégration parfaite à l'os.
    Le risque de fracture ou torsion de la pièce intermédiaire est lié à la composition de l'alliage de la pièce intermédiaire qui est volontairement plus fragile que celle de l'implant intra-osseux. Elle permet d'absorber les chocs en cas de chute et peut éventuellement se tordre.
    Son changement ne nécessite aucune anesthésie et se fait au bloc sans difficulté ni réouverture. Cela évite de fracturer la zone implantée en cas de traumatisme.

Haut de page

 

 

 

 

Conception/réalisation Pyxis
array(2) {
  ["id_rubrique"]=>
  string(3) "495"
  ["id_fichier"]=>
  string(3) "612"
}
int(495)